Ceci est un condensé, il comporte plusieurs jours. Merci de ne pas s’arrêter à la fin du premier jour. Merci encore
Mercredi 17 Juillet 2013 / 10h18
Ce la faisait longtemps que je n'avais
pas écrit sur ce blog. En ce moment, on a pas internet, vous vous
demandez donc sans doute comment ça se fait que j'écris quand même.
En fait, c'est simple, je suis en train d'écrire ça sur open office
et je le copie-collerais lorsque j'aurais de nouveau une connexion,
c'est à dire je ne sais pas quand vu qu'on pars demain pour un
voyage de 11 jours.
Enfin si je suis là, c'est pas pour
parler d'un voyage où je vais copieusement m'ennuyer.
Ces temps-ci, j'ai beaucoup réfléchit,
et je crois avoir trouvé pourquoi je préfère rester seul. Comme
d'habitude, ce n'est qu'une hypothèse :
Je pense que je m'isole pour échapper
au discours moralisateur de ma mère, au Q.I. de CE2 de mon père
(avec ses phrases simples sujet+verbe+complément) et à mon frère,
qui se croit tous permit, et qui croit aveuglément que tous les gens
qui réfléchissent se droguent.
Vous savez quoi, j'ai toujours pensé
que j'étais le seul à pouvoir m'opposer à mon père, et je le
pense encore. Il est assurément le plus chiant de la maison. Il ne
comprend pas les phrases de plus de 3 mots, sérieux ! Et en plus il
est cadre ! Sans oublier que à chaque départ en vacances, il
stresse à mort et le rejette sur nous (càd la famille) pour pas le
montrer.
Sois disant que je fais pas d'efforts,
mais m'énerver si peu souvent, c'est déjà surhumain. Si je me
comportais comme eux, eux aussi pèteraient des câbles. D'ailleurs,
je le fais de temps en temps. En fait, je suis la putain de quille de
cette famille, si je lâche, tout le monde coule.
Au passage, j'essaierais de mettre un
truc pour écrire sur mon portable, histoire de pas perdre les
nombreuses heures passées à rien foutre.
Allez, a plus tard cher journal.
Dimanche 21
juillet 2013 / 17h15
Je sort tous
juste de mon livre. C'est étrange, je n'ai pas envie de parler
maintenant. Mon père ne le comprend pas, mais ça ne m'étonne pas.
En y pensant, je
me rend compte que je n'ai jamais envie de parler après avoir lu
quelque chose de profond. Je ne sais pas pourquoi en fait, je dis que
c'est pour méditer mais je pense que c'est quelque chose de plus
profond, qui a toujours été la, mais qu'on a essayé de m'enlever,
il y a bien longtemps. J'aimerais me taire, me couper du monde, mais
on m'en empêche. Est-il si important de devoir rester dans un monde
qui me rejette autant que je le rejette moi-même ? Est-il vraiment
juste de m'y maintenir ?
Dans mon livre,
le personnage principal, qui est aussi narrateur, n'hésite pas à se
confier à la son amie, ou même à une amie d'amie. Moi, ce n'est
pas que je ne peut pas me confier, mais c'est plutôt que... Il n'y a
personne pour m'écouter. En fait, si, on m'écoute, mais ils font
des conseils non adaptés ou ils en ont marre rapidement. Je suis
spécial, ne pouvez vous pas vous en rendre compte ? En public, il
est extrêmement seul, mais il n'a pas de problèmes avec lui même.
Pourquoi suis-je aussi compliqué ?
…
Avant hier soir,
j'ai rêvé d'elle. Vous savez de qui je parle si vous avez suivit
ces post. Je m'était pourtant juré de l'oublier. Mais que voulez
vous, on ne maitrise pas son subconscient... Je ne sais pas si on
peut appeler ça de l'amour.
…
Je n'arrive plus
à réfléchir, mes parents ont allumé la télé il y a un moment.
Tant pis.Bye, newpapers.
Mardi 23 juillet
2013 / 17h00
Aujourd'hui,
j'ai glandé pendant quelques heures... en fait, je ne sais pas
combien de temps j'ai flâné. Ça fait vraiment du bien de temps en
temps de ne rien faire, absolument rien. Je sais pas, c'est reposant.
Se balader, dessiner, s'assoir sans rien faire...
Ça me rappelle
mon livre.
Dans mon livre,
à savoir "La ballade de l'impossible", la sœur de la
copine du personnage principal est une élève exemplaire, elle
excelle dans tout ce quelle fait, mais tous les trois mois, elle a
une sorte de micro période de dépression. Bien sur, c'est moi qui
appelle ça comme ça, c'est ce que je ressent en temps que lecteur.
Et donc, vu qu'elle passe dans cette période, elle reste
parfaitement seule pendant deux jours environ. C'est presque ce qui
me faudrait. D'accord, elle se suicide dans l'histoire, mais bon.
J'aimerais quand même guérir entièrement.
J'ai
l'impression qu'il y a, en moi, deux tempérament, deux personnalité
qui s'opposent :
-L'extrême
solitude, mais sans regret, comme pour le perso. principal du roman.
Passer une année scolaire entière seul, sans amis;
-Le rôle de
meneur. Diriger, être vivant au possible, quitte à mentir même à
soi même. Se jeter à corps perdu dans l'inconnu...
Ces choix sont
des choix extrêmes, j'en suis conscient.
J'aimerais ne
pas avoir à choisir, mais cette société m'y oblige. En ce moment
je suis sans choisir et j'ai de plus en plus de mal à passer de
"meneur" à "solitude". Ce monde ne permet pas
d'avoir deux aspects, il ne permet pas non plus ni la tristesse, ni
la mélancolie.
Enfin, il ne me
permet pas d'être moi-même... Comme si j'avais besoin de son
autorisation.
Mercredi 24
juillet 2013 / 15h26
La solitude
m'est de moins en moins pesante. Il faudrait que je sois plus souvent
seul, mais la maison n'est pas, mais alors pas du tout adaptée. Ce
doit être mon frère qui ne comprend pas. En fait, la personne que
j'aimerais trouver devrait pouvoir me comprendre et pouvoir se taire
et attendre lorsque que je suis en train de... je ne sais pas comment
appeler ça, puis-je dire que je réfléchis ? Je ne suis pas sur.
Lorsque je suis
seul à ne rien faire, j'ai plutôt l'impression de me sentir, voir,
bref, je ne sais pas expliquer ça, mais dans ma tête.
Je crois que je
veut être moi-même, mais sans être influencé.
C'est fou, plus
j'écris, plus les mots perdent leur sens.
J'avoue que
j'aimerais avoir une petite copine, mais... Je ne sais plus comment
exprimer mes sentiments et ce que je pense.
Par moments,je
me surprend à préférer que l'on me haïsse, c'est réellement plus
simple pour moi.